On dirais... de la mélancolie.. mais pas vraiment. De vieilles choses qui se remuent sous la poussière, soulevant un nuage qui fais couler mes yeux. La perspective que des chose déjà-vue s'en reviennent avec l'été, mais que cette fois, je les verrai avec mes tout nouveaux yeux. Je les toucherai avec mes toutes nouvelles mains.
On dirais.. que je suis blasée. La mi-étape. Une semaine que je planche sur les coniques pour le test de demain. Plus la compo du ministère. Trois tests d'anglais. Les bouquins à lire. L'athlétisme qui vole tout mon temps. Et puis les exams de fin d'année pour juste après. Le bal pour juste avant. Les filles qui capotent cavalier, robes et chaussures. Puis j'ai même pas la mienne, et même pas envie de m'en soucier. Je voudrais être déjà au mois de juillet!
On dirais... un peu de regret. C'est vrai quoi. Bientôt, je pars d'ici. Je laisse ma mère avec un souvenir de mauvaise fille. Mon père avec quelque chose que j'ose à peine appeler souvenir tant il est moindre. Mes amies avec un souvenir de Ka un peu distante et secrète. Peut-être que j'aurais pu faire mieux. Je ne le saurai jamais.
On dirais... un peu de fatigue. Exténuée serais le mot. Mon cerveau ne fais plus attention à ce qu'il écrit, et j'ai presque peur de partir pour le Cécep aussi dyslexique qu'au début du secondaire.
On dirais... un peu d'espoir. Un emploi de rêve m'a été promis pour cet été. J'aurais beau tout pouischer mes exams, du moment que j'ai mon DES, j'ai ma place de tenue au chaud dans ce collège paradisiaque. Et puis si on regarde bien, personne n'est resté aussi longtemps dans une place aussi avantageuse de mon esprit que H. Et puis qui sait. J'vais peut-être avoir l'occasion de lui parler un jour, à ce fameux S. L'occasion ou le courage.
Qui sait ce que l'été ramènera dans ses bras chaud cette année!

Va lui parler à ce fameux S. , pourquoi pas ?
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