À quelque part où tout ce que l'on peut ressentir est froid. On tend alors les bras pour saisir une miette d'espoir, ce qui reste de réconfort, et d'un coup nos doigts se referment sur du métal glacé et inhospitalier. Parce qu'on est au bout. Parce qu'il n'y a vraiment rien qu'on puisse faire.
Je pense que l'inconfort face à la mort est plus dût à l'impuissance qu'à la tristesse d'avoir perdu quelqu'un.
Pour ce qui est du reste, l'impuissance est probablement ce qui empèche les muscles faciaux de mon sourire de se contracter vers le haut, ou encore ce qui retiens les eaux de mon réservoir lacrymal. J'imagine qu'on pourrait m'accuser de m'apitoyer sur mon sort, sort qui plus est même pas tragique ou ne serait-ce qu'un peu maussade. C'est vrai. Mais compte tenu des efforts fournis à me changer les idées, je crois que je pourrais me défendre en disant que sur cela non plus, je n'ai aucun pouvoir.
Je n'ai pas le pouvoir d'arrêter d'être triste. J'ai le pouvoir d'attendre que cela passe, j'ai le pouvoir de me la fermer pour que personne ne le voit, d'ici à ce que tout aille mieux.
J'ai le pouvoir de contourner ce qui me rappelle les problèmes, d'éviter le guichet automatique, d'éviter les miroirs, d'éviter Jean, d'éviter de relire les vieux mails, éviter de penser à H2O, d'éviter les moments ou je réfléchi trop. C'est simple, je crois
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Pet et répète s'en vont en bateau..Répète lâche un pet et puis Pet tombe à l'eau...Qui est-ce qui reste?