
Je pense que j'ai passé les dernières années à nager contre le courant. Comme une belle truite perdue, forçant dans le vide, traversant avec misère les épreuves qu'au fond seul mon petit mélodrame intérieur qualifiait d'insurmontables. Une fois sortie de ce cours d'eau marécageux, j'arrive à voir combien l'eau est vaseuse et à quel point, parfois, il suffirais de sortir la tête pour pouvoir respirer un peu.
Qu'est-ce que sa peut bien faire, tout ce qui arrive? Au fond, hm? Si les choses vont mal, n'est-ce pas plutôt parce que je me dis qu'elles vont mal? Si je me dis plutôt qu'au contraire, elles vont bien...pourraient-elles alors juste..être bien? Bon..je ne parle pas ici de positivisme...de changer la réalité et les fait en niant qu'ils puisse aller mal... Je ne vous parle pas non plus de négativisme, en laissant passer les faits avec la mine grise, en se disant qu'après tout, la vie est une grosse dégueulasserie. Je parle de quelque chose...je ne sais pas..quelque part entre les deux. J'appellerais cela de l'acceptation.
À quoi cela me sert de refuser ma vie? Si je l'accepte, je suis déjà mieux placée pour l'améliorer, je suis déjà mieux placée pour l'apprécier, non?Et puis même s'il devait s'agir d'un hight due aux hormones ou bien au taux de sucre anormalement élever de mon organisme ( note à moi même : Après un mois et huit jours où l'aliment le plus sucré franchissant mes lèvres était soit un fruit, soit une barre tendre, soit un minuscule écart, je peux affirmer que ce soir, j'ai transgressé toute les règles en matières de sucreries!) je crois, disais-je, que ce hight ne saura être que bénéfique , du moment que je passe un moment sans ressentir l'étourdissement de ce monde ou le mode d'emploi à été égaré .




